Par Nicolas Courivaud, coach professionnel certifié RNCP · Vannes et visio · Mis à jour le 30 septembre 2026
À retenir (en 20 secondes)
Si tu es stressé au travail, commence par calmer le corps (respiration), vider la tête (liste de décharge) et choisir une micro-priorité.
Choisis un seul exercice et adapte-le à ce qui te convient. Ces pauses ne remplacent pas une action sur une surcharge durable.
Tu connais peut-être ce moment où tu te dis : « Ça va, je gère. »
Et en même temps, ton corps dit l’inverse. La mâchoire se serre, le souffle devient court, les pensées tournent en boucle… et tu avances quand même, parce qu’il faut.
Ici, pas de recette magique. Juste des micro-pas.
Des outils simples, humains, que tu peux tester dès aujourd’hui pour
redescendre en pression et retrouver un peu d’espace.
Le stress n’est pas un défaut. C’est un signal.
Il peut même être utile : il te met en mouvement, il t'aide à te concentrer.
Le problème, c’est quand il devient constant.
Quand ton système reste en alerte, même le soir, même le week-end.
Là, tu ne « gères » plus :
tu tiens.
Fatigue qui ne récupère pas
Irritabilité, impatience, hypersensibilité
Difficulté à te concentrer, cerveau « saturé »
Tensions physiques (nuque, dos, ventre)
Impression d’être toujours en retard, même quand tu fais beaucoup
Si tu te reconnais, respire : tu n’es pas seul.
Et tu peux reprendre la main, pas à pas.
L’idée n’est pas de supprimer le stress. L’idée, c’est de revenir à toi, juste assez pour choisir ta prochaine action avec plus de clarté.
(À tester en 2 à 10 minutes)
La plus simple quand tu n’as pas le temps.
Pendant 2 minutes :
Respire doucement, sans forcer ni retenir ton souffle. Si ce rythme te gêne ou te donne le vertige, arrête l’exercice et retrouve ta respiration habituelle.
Relâcher 5% (et c’est déjà énorme).
Ferme les yeux si possible. Sinon, garde le regard posé.
Tu ne cherches pas à détendre tout. Juste à débloquer un cran.
Déposer ce qui tourne en boucle pendant 3 minutes.
Prends une feuille. Pendant 3 minutes, écris tout ce qui tourne dans ta tête : tâches, peurs, rappels, idées.
Ensuite, choisis :
« Ce qui est posé sur le papier n’a plus besoin d’être gardé en tête à chaque instant. »
Quand tu es stressé, tu veux tout régler. Pose-toi cette question :
« Si je ne fais qu’une chose aujourd’hui, laquelle me fera vraiment avancer ? »
Tu peux faire le reste. Mais tu sécurises l’essentiel.
Si une demande arrive au mauvais moment, tu peux essayer une phrase claire :
« Je vous réponds demain matin. »
« J’ai besoin de 10 minutes, je reviens vers vous. »
Ce n’est pas être dur. C’est être clair.
Même 7 minutes. Même autour du bâtiment.
Si tes possibilités le permettent, marche quelques minutes et observe ce qui change pour toi. Un peu d’air, un autre point de vue, une coupure avec l’écran : cela peut offrir une pause bienvenue.
Si tu termines en vrac, ton cerveau continue la nuit.
Message envoyé : « C’est fini pour aujourd’hui. »
(et qui entretient le cercle)
Tu attends parfois de « retrouver la confiance » ou « d’être calme » pour agir. Mais souvent, c’est l’inverse : c’est une petite action claire qui ramène du calme.
« Exemple très concret : quand tu as 12 onglets ouverts, que tu relis trois fois le même mail, et que tu te sens "en retard" avant même d’avoir commencé… »
Ce n’est pas un manque de volonté. C’est un système saturé.
Tu as besoin d’espace, pas de pression en plus.
Quand le stress est chronique, ce n’est pas juste une question d’outils ou de respiration. Souvent, ce n’est pas "toi" le problème. C’est un mélange de :
La charge mentale, c’est quand tu dois penser à tout : anticiper, organiser, porter le fil pour tout le monde. Tu peux être très compétent… et quand même t'épuiser.
La bonne nouvelle ? Ça se travaille.
Pas en devenant une machine, mais en retrouvant un rythme qui respecte ton énergie.
Si la pression revient chaque jour, poursuis avec notre guide pour agir durablement sur le stress au travail : charge de travail, priorités à négocier et soutien à mobiliser.
Si ton stress vient surtout du fait de tout porter dans ta tête, et que tu as besoin de souffler pour remettre de l’ordre, je t'ai préparé un format simple.
Un temps pour déposer, clarifier, et repartir avec un plan réaliste (à ton rythme).
Tu peux juste regarder.
Et si ça résonne, tu verras la suite.
Commence par une pause, si la situation le permet. Essaie une respiration douce, dépose ce qui tourne en boucle sur une feuille, puis choisis une seule prochaine action. Observe ce qui t’aide, sans exiger un retour au calme immédiat.
Tu peux essayer d’inspirer sur quatre temps et d’expirer sur six, uniquement si cela reste confortable. Ne force pas. Si tu ressens une gêne ou des vertiges, reviens à ton rythme habituel.
Commence par nommer ce que tu ressens, puis choisis un geste accessible : écrire, demander une pause ou préciser une limite. L’idée est de retrouver un peu de choix dans ta réponse, sans nier ton émotion.
Si ton sommeil, ta concentration ou ton quotidien sont durablement perturbés, parle-en à un médecin ou au service de prévention et de santé au travail. Le coaching peut compléter une démarche pour clarifier tes besoins ; il ne remplace pas les soins.
Le coaching part de ta situation et de tes objectifs. La formation propose un cadre et des outils partagés. Aucune de ces démarches ne remplace les changements nécessaires dans l’organisation du travail.
Repère : l’INRS rappelle l’importance de la prévention collective. Les exercices présentés ici sont des pistes à adapter, sans garantie de résultat.